Responsables pédagogiques :
Ce parcours « Politiques publiques et opinion » forme les étudiant.es aux métiers de la conception, de l'analyse et de l'évaluation des politiques publiques, ainsi qu'aux métiers des études qualitatives et quantitatives en matière d'opinion. Il prépare également au métier d'enseignant.e-chercheur.se ou de chercheur.e en science politique. La formation dispose d'une voie « recherche » et d'une voie « professionnelle », et allie des enseignements de science politique et de sociologie.
Les objectifs de la formation :
Le Parcours PPO du Master Politiques publiques se caractérise par un encadrement personnalisé des étudiant.es, notamment dans le cadre du travail de mémoire et des dossiers individuels ou collectifs, et des formats pédagogiques innovants, tels que la préparation de workshops et de conférences publiques, des séances d'observation ethnographique (comme à l'OCDE), des ateliers pratiques sur logiciels statistiques et la conception de dossiers au format 4 pages (INSEE), l'animation de controverses scientifiques, les mises en situation professionnelle, etc.
L'ensemble des enseignements sont assurés par des enseignant.es-chercheur.es en science politique et en sociologie de l'IRISSO, de l'Université Paris Dauphine - PSL, spécialistes dans leur domaine, ainsi que des intervenant.es extérieur.es issu.es de la haute fonction publique, de cabinets d'évaluation des politiques publiques, des collectivités locales et d'instituts de sondage renommés.
La formation représente environ 300 heures d’enseignements, réparties entre les mois de septembre et de février. Le parcours comprend deux voies de formation intégrées, une voie professionnelle et une voie recherche.
Pour laisser la place nécessaire au stage et au travail de terrain, caractéristiques du parcours, les enseignements se concentrent sur le premier semestre, et sur 4 jours (du lundi au jeudi). Ils associent enseignements fondamentaux, enseignements méthodologiques, enseignements spécialisés et un mémoire de stage ou de recherche. Les "UE Libres" sont des séminaires se déroulant au Département de Sciences sociales de l'ENS, à l'Ecole des hautes études en sciences sociales ou plus généralement au sein des établissements de PSL (à déterminer avec les responsables du M2 en début d'année).
L’étudiant.e sera amené.e à rédiger un mémoire de stage ou un mémoire de recherche, qui donnera lieu à une soutenance en juin (pour les candidat.es au contrat doctoral) ou en octobre devant des enseignant.es du parcours.
Ce parcours peut notamment être prolongé par une thèse de doctorat, pour des étudiants souhaitant se destiner à la recherche, avec la possibilité de candidater à un contrat doctoral (soutenance de juin).
ECTS : 6
Enseignants : PIERRE YVES BAUDOT, EMMANUEL HENRY
https://dauphine.psl.eu/recherche/cvtheque/baudot-pierre-yves
https://dauphine.psl.eu/recherche/cvtheque/profil/landour-julie
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
Les crises environnementales contemporaines confrontent les sociétés à des enjeux particulièrement problématiques à appréhender. Ces crises posent en effet le problème des connaissances scientifiques et de l’expertise à mobiliser pour les appréhender et en rendre compte. Elles mettent en évidence de nouvelles formes de mobilisation et d’action collective et conduisent au développement de controverses publiques plus ou moins conflictuelles. Elles révèlent aussi de profondes et durables inégalités sociales tant internes à certains pays qu’à l’échelle transnationale. Enfin, elles confrontent les gouvernements, les Etats, les collectivités locales, les organisations internationales à des décisions qui, pour être efficaces, devraient s’opposer à de nombreux et puissants intérêts et aller à rebours de nombre de décisions prises antérieurement et de logiques économiques, politiques et sociales préexistantes.
Ces différentes dimensions des problèmes publics feront l’objet de ce séminaire de recherche et de formation par la recherche. Ce séminaire vise en effet à permettre d’appréhender deux pans de ces questionnements. D’une part, comment ces enjeux émergent-ils (ou pas) dans différentes arènes de débat public ? Quels rôles jouent les experts, les scientifiques et les acteurs économiques/industriels dans ces processus ? A quelles conditions des mobilisations peuvent-elles peser sur ces mécanismes ? Quelle place pour la décision politique et les arbitrages administratifs ? D’autre part, comment les discussions et débats sur les instruments et outils de gouvernement sont-ils structurés ? Que traduisent-ils de l’évolution du gouvernement des sociétés démocratiques modernes ? Comment peut-on, à partir de ces controverses, mettre en lumière une transformation à la fois dans les modes de production de l’action publique et dans la nature des relations entre gouvernement et société ?
Compétences à acquérir :
1. S’approprier et synthétiser des textes classiques et récents de sciences sociales
2. Développer un raisonnement scientifique avec les outils de la sociologie et de la science politique.
3. Etre capable de rédiger une note documentaire développant une analyse systématique d’une situation spécifique.
Pré-requis recommandés
Mode de contrôle des connaissances :
Coefficient : 3
Bibliographie, lectures recommandées :
ECTS : 3
Enseignant responsable : ANTOINE LEVEQUE (https://dauphine.psl.eu/recherche/cvtheque/leveque-antoine)
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
Séminaire de 18h réparties en 6 séances (réparties entre Antoine Lévêque et Jean-Baptiste Parenthoën)
Les politiques environnementales et climatiques sont aujourd’hui marquées par un paradoxe important. Alors même que les discours publics donnent à voir un agenda institutionnel où les questions écologiques paraissent omniprésentes, fréquemment évoquées sur le mode de l’urgence, cet agenda peine à produire des changements structurants dans l’action publique. C’est que ces questions mettent en tension des intérêts sociaux contradictoires et invitent effectivement à des transformations qui concernent de vastes domaines d’action publique régis par des logiques d’action plurielles s’inscrivant à différentes échelles. Le séminaire vise donc à saisir la façon dont les enjeux climatiques et environnementaux sont appréhendés par l’action publique, par-delà le discours institutionnel, à partir des outils des sciences sociales. Il s’agit de prendre la mesure des enjeux en la matière sur lesquels différents acteurs se mobilisent en interpellant des espaces de gouvernement à différentes échelles.
Objectifs
Ce cours a pour objectif de présenter aux étudiant•es les enjeux liés à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques publiques environnementales. En partant du constat de l’émergence récente des recherches relatives à l’environnement, il s’agit de rendre compte de la complexité et de la transversalité de ce domaine d’intervention à partir d’exemples concrets et d’enquêtes réalisées afin de doter les étudiant•es de repères théoriques et réflexifs ainsi que de savoir-faire empiriques. Après avoir historicisé les liens entre « nature » et « politique », ce cours analyse l’institutionnalisation ambivalente de l’environnement. Il restitue également les différentes échelles (du local au global) et la variété des instruments de régulation qui gouvernent les problèmes environnementaux ainsi que les jeux d’acteurs qui en ont à la source et/ou qui les contestent. Deux blocs de séances sont thématisés pour illustrer la façon dont l’agenda environnemental réinterroge des pans entiers de l’action publique. Elles sont consacrées plus spécifiquement à la gestion des déchets et des mobilités, deux domaines saillants de l’action publique environnementale qui répondent aussi à leurs propres logiques sectorielles.
Compétences à acquérir :
- appréhender et connaître les dimensions situées des politiques environnementales : leur historicité, leurs enjeux contemporains, et la façon dont elles prennent corps dans des espaces singuliers ;
- maîtriser les méthodes d’analyse qualitatives ;
- savoir analyser les systèmes d’acteurs et les configurations d’action publique dans lesquelles s’inscrivent les politiques environnementales ;
- parvenir à identifier les échelles de régulation des enjeux environnementaux, les enjeux et les problèmes qu’elles suscitent.
Pré-requis recommandés
Les approches développées dans le séminaire s’inscrivent en majorité dans une sociologie de l’action publique. Il est donc nécessaire d’avoir des connaissances en la matière. Le séminaire mobilise aussi une sociologie de l’environnement dont il est préférable d’avoir quelques bases.
Mode de contrôle des connaissances :
Séminaire de 18h réparties en 6 séances.
Évaluation à partir de deux notes (individuelle et collective).
Chaque étudiant•e doit rendre deux devoirs.
- Le premier est un dossier individuel qui doit s’inscrire dans l’un des deux thèmes abordés en cours : la gestion des déchets ou les politiques de mobilité. Il s’agit de réaliser un entretien et de l’analyser au regard des outils théoriques et empiriques développés tout au long du semestre. Il doit être rendu en janvier. Il fait l’objet d’échanges réguliers lors des dernières séances.
- Le deuxième devoir est à réaliser en groupe. Il consiste à préparer une des deux séances qui accueillera une personne extérieure à l’université sur une des deux thématiques centrales du cours. Cette préparation écrite qu’il faudra rendre à l’enseignant comprendra une présentation de l’organisation ou institution pour laquelle travaille la personne extérieure, les principaux enjeux du secteur ainsi que les questions qui seront posées lors de la séance. La préparation des séances avec intervenant•es extérieur•es est évaluée à l’orale et à l’écrit : chaque groupe restituant une partie de son travail lors de la séance, sur le base d’une préparation écrite à rendre.
Coefficient : 2
Bibliographie, lectures recommandées :
Barral, S., Bouleau, G. et Guillet, F. (2024). La sociologie de l’environnement. La Découverte.
Bonnaud L. et Martinais E. (2014), « Fusionner les administrations pour mieux coordonner l’action publique ? Le devenir de l’autorité environnementale après la création du ministère du Développement durable », Gouvernement et action publique, vol. 3, n° 3, 105-125.
Deldrève, V., 2020, « La fabrique des inégalités environnementales en France : Approches sociologiques qualitatives », Revue de l’OFCE, vol. 165, no 1, p. 117-144.
Demoli, Y., Llored, R. (2024), Sociologie de l’environnement, Malakoff, Armand Colin.
Evrard, A. et Lascoumes, P. (2024). Action publique et environnement. (4e éd.). Presses Universitaires de France.
Fressoz, J.-B., Jarrige, F., Le Roux, T., Marache, C. et Vincent, J. (2025). La nature en révolution : Une histoire environnementale de la France, 1780-1870 (vol.1) La Découverte.
Nicolas, F., Montrieux, G. et Bourad, A. (2023). « La transition écologique à l’épreuve des sciences sociales du politique ». Politix, n°144(4), p.9-35.
ECTS : 6
Enseignant responsable : SAMUEL BOURON (https://dauphine.psl.eu/recherche/cvtheque/bouron-samuel)
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
Ce séminaire de Méthodes qualitatives est conçu comme un « séminaire général » qui a pour ambition de permettre aux étudiant·e·s l’affinement de leur démarche de recherche, en relation étroite avec leur sujet de mémoire de recherche ou de stage. Il ne sera pas question d’enseigner les méthodes qualitatives (entretiens, observation, archives, etc.), considérées comme acquises et largement pratiquées à ce stade, mais de conduire une réflexion plus approfondie à propos des usages et mésusages, des coûts et profits de telle ou telle méthode. Dans cette optique, ce séminaire vise à constituer un espace de réflexion, de dialogue et d’échange autour de nos pratiques de recherche (qualitative) en sciences sociales du politique, qui prenne pour objet les allers retours incessants entre choix méthodologiques et opérations épistémologiques.
Compétences à acquérir :
Ce séminaire repose sur un corpus de textes et sur des exemples concrets tirés d’enquêtes de terrain. A partir de ces ressources, les participantes et participants s’interrogeront sur les enjeux méthodologiques et épistémologiques soulevés par la pratique des méthodes de recherche qualitatives en sciences sociales du politique, tout particulièrement en ce qui concerne les domaines de l’analyse de l’action publique et des politiques publiques, de l’opinion et des croyances, des formes de participation politique et de « l’État au concret ». Trois thèmes transversaux structurent l’ensemble des séances :
- La construction d’un objet de recherche en sciences sociales du politique ;
- La sélection, la mise en œuvre, les avantages et les limites des différentes méthodes de recherche qui composent la boîte à outils de la recherche dite qualitative ;
- La production, la mise en ordre et l’analyse des données de recherche et leurs liens avec la position sociale du ou de la social scientist.
A la fin de ce cours, les étudiant·e·s seront capables de mieux construire leur objet de recherche et d’évaluer les coûts, les avantages et les limites respectives de telle ou telle méthode qualitative, en lien avec leur question initiale. Elles et ils seront en mesure de mobiliser les textes étudiés de façon critique et d’en discuter les apports et les angles morts dans la création de leur(s) protocole(s) d’enquête(s), dans leurs démarches d’évaluation des politiques publiques et dans leurs travaux de recherche académique. Ils et elles seront plus à même de mettre en œuvre les pratiques réflexives propres à tout travail de sciences sociales.
Pré-requis obligatoires
Maîtrise des techniques d'enquête, en particulier d'entretien et d'observation.
Pré-requis recommandés
Avoir déjà réalisé une enquête complète en sciences sociales, de la construction de l'objet à la restitution des résultats et de leur analyse.
Mode de contrôle des connaissances :
Le séminaire est crédité de 3 ECTS (90 h de travail dont 18h en face-à-face, soit 72 h de travail personnel – préparation des exposés, lectures, préparation de l’analyse d’entretien). Trois modes d’évaluation forment la note finale :
1. Assiduité et participation : L’assiduité est obligatoire et la participation active requise. Toute absence doit être justifiée. Seules les absences avec production de certificat médical sont considérées comme justifiées. L’assiduité repose sur la lecture active (avec annotations) des lectures du cours :
Les textes obligatoires : D’une longueur variable, leur lecture est requise par tou·tes les participant·es à chaque séance, qui sont capables non seulement d’en parler mais également de confronter les résultats principaux à d’autres recherches empiriques, y compris les leurs.
Les lectures complémentaires : Elles ne s’entendent pas comme des objets décoratifs mais comme des outils pratiques dont doivent se saisir les participant·es au séminaire. Leur lecture est toutefois optionnelle mais fortement recommandée pour celles et ceux qui font un exposé sur la thématique.
L’ensemble des textes est disponible sur le support Moodle du cours.
2. Réalisation d'un cours : A partir d’une bibliographie restreinte et de leur propre expérience de recherche, les participant·es au séminaire seront convié·es à réaliser des cours problématisés autour de l’usage de telle ou telle méthode, en lien direct avec leur objet de recherche « en train de se faire ». Pour chaque séance, un ou des texte(s) obligatoire(s) doi(ven)t être lu(s) et analysé(s) par l’ensemble des étudiant·es. Les exposant·es disposent d’une bibliographie plus étoffée, dont la lecture est fortement conseillée.
3. Analyse d’un entretien de recherche : à l’issue du Séminaire, vous choisirez de retranscrire intégralement un entretien de recherche de votre choix réalisé au cours de l’année (ou l’année précédente) et y joindrez une analyse approfondie, qui s’appuiera sur les outils, les données, la bibliographie et les exemples d’enquêtes traitées au cours du Séminaire. Cette analyse, dont la taille tournera approximativement autour de 15 000 signes espaces et notes compris (+/- 10% autorise´s), portera à la fois sur la situation d’enquête et sur le contenu de l’entretien.
Procédures de notation :
Assiduité et participation : 10%
Cours : 40%
Analyse de l’entretien : 50%
Coefficient : 3
Bibliographie, lectures recommandées :
- Stéphane Beaud et Florence Weber, 2010, Guide de l’enquête de terrain, Paris : La Découverte, Repères, 3e éd.
- Howard Saul Becker, 2002, Les ficelles du métier. Comment conduire sa recherche en sciences sociales, Paris : La Découverte, Repères.
- Peter Berger, 2006 [1963], Invitation à la sociologie, Paris : La Découverte.
- Patrick Champagne, Rémi Lenoir, Dominique Merllié, Louis Pinto, 1996, Initiation à la pratique sociologique, Paris : Dunod.
- Nicolas Jounin, 2014, Voyage de classes. Des étudiants de Seine-Saint-Denis enquêtent dans les beaux quartiers, Paris : La Découverte.
- Delphine Naudier, Maud Simonet (dir.), 2011, Des sociologues sans qualités ? Pratiques de recherche et engagements, Paris, La Découverte, coll. « Recherches ».
- Jean-Pierre Olivier de Sardan, 1995, “La politique du terrain. Sur la production des données en anthropologie » Enquête n°1, Les terrains de l’enquête, pp.71-109 : http://enquete.revues.org.- document263.html
- Johanna Siméant (dir.), 2015, Guide de l’enquête globale en sciences sociales, Paris : CNRS.
ECTS : 3
Enseignant responsable : SYLVAIN TABOURY
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
Le cours se veut pratique autant que réflexif. Les premières séances visent à donner des points de repères aux étudiant.e.s sur les fonctions de l’évaluation des politiques publiques (pourquoi évalue-t-on ? Quels sont les objectifs poursuivis ? Les résultats attendus ?...), les principes clés qui guident ces démarches, les questions qui les sous-tendent, ce qui les différencie du bilan, de l’audit, du contrôle de gestion… D’un point de vue plus pratique, il propose une sensibilisation au fonctionnement de l'évaluation des politiques publiques (l’élaboration du référentiel, la temporalité des différentes étapes qui la composent…), tout en montrant à travers des cas concrets la place des différentes méthodes (qualitatives et quantitatives) et outils qui peuvent être mobilisés dans l'évaluation, en fonction des besoins. Les dernières séances sont consacrées à des travaux pratiques en petits groupes, pour élaborer un référentiel d’évaluation autour d’une action / d’un projet de leur choix.
Compétences à acquérir :
Ce cours doit permettre aux étudiant.e.s de saisir les enjeux de l’évaluation pour ses différentes parties prenantes, les principes qui la sous-tendent et les interrogations que ces démarches peuvent soulever pour les acteurs concernés. Il permet d’identifier les différentes étapes de ces démarches, leurs modalités de mise en œuvre, les méthodologies et outils qui peuvent être mobilisés et leurs implications au travers d’exemples concrets. A partir des « cas » exposés par l’enseignant, les étudiants auront un aperçu du métier de consultant – chargé d’évaluation en bureau d’études.
A la fin de ce cours, les étudiant.es devront être capables de :
- Comprendre les enjeux et les implications d’une démarche d’évaluation
- Proposer un cadre méthodologique adapté à la demande et aux questionnements d’un client ou de porteurs de projets souhaitant évaluer une action, un programme
- Elaborer un référentiel d’évaluation
Mode de contrôle des connaissances :
Les étudiants travaillent en sous-groupe sur la formalisation d’un référentiel d’évaluation autour d’un projet de leur choix. Le référentiel est à rendre à l’issue de la dernière séance, accompagné d’une note individuelle de réflexion / journal de bord sur le travail réalisé en groupe.
Les étudiants sont notés en fin de semestre sur le rendu du référentiel (70%), de la note individuelle (30%), la participation et l’assiduité aux cours.
Coefficient : 3
Bibliographie, lectures recommandées :
- Agence Phare, « L’expérience de l’évaluation d’impact social. Pratiques et représentations dans les structures d’utilité sociale », AVISE, mars 2017.
- ASDO Etudes, « Etude sur le rôle et les pratiques d’évaluation de l’action publique territoriale ». Etude du CNFPT en coopération avec la SFE, septembre 2018.
- Baron, G., & Monnier, É. « Une approche pluraliste et participative : Coproduire l’évaluation avec la société civile ». Informations sociales (110), 2003.
- CREDOC, « Performance, efficacité, efficience : les critères d’évaluation des politiques sociales sont-ils pertinents ? », Les Cahiers de Recherche du CREDOC, décembre 2012
- Delahais T., Devaux-Spatarakis A., Revillard A., Ridde V., Evaluation : Fondements, Controverses, Perspectives, ESBC, 2021
- Epstein, R. À quoi sert l’évaluation ? Les leçons de la politique de la ville. Tracés, (3), 2009.
- Fouquet A., « L'évaluation des politiques publiques : État(s) de l'art et controverses », Revue française d'administration publique, 2013/4 (N° 148), p. 835-847.
- Jacot, H., & Fouquet, A. (Éd.). Le citoyen, l’élu, l’expert : Pour une démarche pluraliste d’évaluation des politiques publiques : septièmes journées françaises de l’évaluation. Paris : L’Harmattan, 2007.
- Paul S., Milet H., Crovella E., L'évaluation des politiques publiques : comprendre et pratiquer Rennes : Presses de l'EHESP, 2016.
- Perret B., L’évaluation des politiques publiques, Paris : Repères – La Découverte, 2014
- Revillard, A. dir, Méthodes et approches en évaluation des politiques publiques, Éditions science et bien commun, 2023
ECTS : 3
Enseignant responsable : ELISE TENRET (https://dauphine.psl.eu/recherche/cvtheque/tenret-elise)
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
- Statistiques uni et bivariées (rappels). - Statistique inférentielle. - Modélisation (régression simple et multiple, régression logistique). - Analyse de séquences. - Analyse géométrique des données (analyse en composante principale, analyse factorielle des correspondances, analyse des correspondances multiples). - Approfondir la formation aux statistiques par rapport au Master 1 POP. - Préparer les cours de Pratique des statistiques sur les logiciels R et SAS.
Compétences à acquérir :
- Maîtrise des statistiques enseignées. - Compréhension de l’utilité des méthodes quantitatives étudiées pour les sciences sociales. - Lecture de textes de sciences sociales recourant aux méthodes quantitatives.
Pré-requis obligatoires
Formation aux méthodes quantitatives en M1 POP ou lecture des ouvrages suivants (et assimilation des méthodes statistiques qui y sont présentées):
CHANVRIL-LIGNEEL Flora et LE HAY Viviane, 2014. Méthodes statistiques pour les sciences sociales, Ellipses, Paris, 261 p.
LEBARON Frédéric, 2005. L’Enquête quantitative en sciences sociales. Recueil et analyse de données, Dunod, Paris, 182 p.
MARTIN Olivier, 2009. L’Enquête et ses méthodes : L’Analyse de données quantitatives, Armand Colin, Paris, 128 p.
Mode de contrôle des connaissances :
Examen final
Coefficient : 1
Bibliographie, lectures recommandées :
- Pour commencer BUGEJA-BLOCH Fanny et COUTO Marie-Paule, 2015. Les Méthodes quantitatives, Que sais-je ?, PUF, Paris, 128 p. CHANVRIL-LIGNEEL Flora et LE HAY Viviane, 2014. Méthodes statistiques pour les sciences sociales, Ellipses, Paris, 261 p. MARTIN Olivier, 2009. L'Enquête et ses méthodes : L'Analyse de données quantitatives, Armand Colin, Paris, 128 p. WONNACOTT Thomas H. et WONNACOTT Ronald J., 1998. Statistique, Economica, Paris, 910 p. - Sur la modélisation BRESSOUX Pascal, 2008. Modélisation statistique appliquée aux sciences sociales, De Boeck, Bruxelles, 464 p. - Sur l'analyse géométrique des données o Pour se former BUSCA Didier et TOUTAIN Stéphanie (dir.), 2009. Analyse factorielle simple en sociologie. Méthodes d'interprétation et études de cas, De Boeck, Bruxelles, 259 p. CIBOIS Philippe, 2009. Les Méthodes d'analyse d'enquêtes, PUF, Paris, 78 p. Disponible sur internet : http://cibois.pagesperso-orange.fr/PhCiboisMethAnaEnq.pdf LEBARON Frédéric, 2005. L'Enquête quantitative en sciences sociales. Recueil et analyse de données, Dunod, Paris, 182 p. o Pour approfondir ESCOFFIER Brigitte et PAGES Jérôme, 2008. Analyses factorielles simples et multiples. Objectifs, méthodes et interprétation, Dunod, Paris, 284 p. LEBARON Frédéric et LE ROUX Brigitte, 2015. La Méthodologie de Pierre Bourdieu en action. Espace culturel, espace social et analyse des données, Dunod, Paris, 250 p. LE ROUX Brigitte et ROUANET Henry, 2010. Multiple Correspondance Analysis, Sage, Thousand Oaks, 128 p. ROUANET Henry, LEBARON Frédéric, LE HAY Viviane, ACKERMANN Werner et LE ROUX Brigitte, 2002. « Régression et analyse géométrique des données : réflexions et suggestions », Mathématiques et sciences humaines, n°160, p. 13-45.
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
Le cours de mise à niveau en statistiques s'adresse aux étudiant·es n'ayant pas suivi les cours de méthodes quantitatives en M1 à l'Université Paris Dauphine ou celles et ceux qui souhaiteraient consolider leurs acquis en statistiques.
Compétences à acquérir :
- identification d'une base de données
- identification des individus et des variables d'une base
- identification de la nature des variables et des analyses statistiques appropriées pour décrire leur distribution
- analyse statistique univariée: présentation graphique, indicateurs statistiques
- analyse statistique bivariée: lecture d'un tableau croisé, calcul du coefficient de corrélation, analyse du lien entre deux variables
Mode de contrôle des connaissances :
Examen sur table
Bibliographie, lectures recommandées :
BUGEJA-BLOCH Fanny et COUTO Marie-Paule, 2015. Les Méthodes quantitatives, Que sais-je ?, PUF, Paris, 128 p.
CHANVRIL-LIGNEEL Flora et LE HAY Viviane, 2014. Méthodes statistiques pour les sciences sociales, Ellipses, Paris, 261 p.
MARTIN Olivier, 2009. L’Enquête et ses méthodes : L’Analyse de données quantitatives, Armand Colin, Paris, 128 p.
ECTS : 3
Enseignant responsable : ELISE TENRET (https://dauphine.psl.eu/recherche/cvtheque/tenret-elise)
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
À la suite du cours de « Théorie des statistiques », ce cours est conçu comme un enseignement pratique en salle informatique. Les étudiant.e.s appliqueront ainsi les méthodes statistiques étudiées à des bases de données secondaires (issues notamment de grandes enquêtes en sciences sociales) grâce au logiciel d’analyse de données quantitatives R.
L’objectif du cours de « Pratique des statistiques sur R » est d’amener les étudiant.e.s à produire eux/elles-mêmes des résultats intéressant les sciences sociales à partir de bases de données quantitatives secondaires grâce au logiciel R. La production de données quantitatives en sciences sociales est centrale pour les métiers de chargé.e.s d’enquête et d’études ou de chercheur.e.s auxquels prépare le Master 2 PPO.
Le cours se présente sous la forme de 6 séances de travail de pratique sur le logiciel R en salle informatique. Des exercices pratiques seront effectués avant de travailler sur des bases de données secondaires. La dernière séance sera consacrée au travail individuel de chaque étudiant.e sur la base de données qu’il/elle aura choisi, en fonction de la thématique qu’il/elle aura choisi, en vue du dossier « 8 pages » à rendre pour valider le cours.
Il est attendu des étudiant.e.s qu’ils/elles soient ponctuel.le.s, assidu.e.s d’une séance à l’autre et qu’ils/elles réalisent les exercices demandés d’une séance sur l’autre.
Compétences à acquérir :
À la fin de ce cours, les étudiant.e.s auront les compétences suivantes :
- Maîtrise des logiciels R et RStudio
- Data management de base de données quantitatives (nettoyage, recodage, etc.)
- Maîtrise et mise en œuvre des méthodes statistiques univariées, bivariées et d’inférence statistique
- Maîtrise et mise en œuvre des méthodes d’analyse géométrique des données (ACP, AFC, ACM) et de classification
- Compréhension de l’utilité des méthodes quantitatives étudiées pour les sciences sociales
- Production de résultats intéressant les sciences sociales à partir de données secondaires
- Conception de rapports types "4 pages".
Pré-requis obligatoires
Les étudiant.e.s devront avoir suivi le cours de "Théorie des statistiques" au début du Master 2 PPO.
Mode de contrôle des connaissances :
Les étudiant.e.s valideront les deux cours de « Pratique des statistiques sur R » et « Pratique des statistiques sur SAS » à partir d’un unique dossier de 8 pages. Ils/elles travailleront sur une même base de données secondaire, qu’ils/elles auront choisie, à partir des logiciels R et SAS.
Les exercices réguliers demandés entre chaque cours devront être envoyés à l’enseignante et pourront être notés.
La présence et la ponctualité étant requises, des points pourront être retirés sur la note finale si elles font défaut.
Coefficient : 2
Bibliographie, lectures recommandées :
• La technique statistique
- Pour commencer
BUGEJA-BLOCH Fanny et COUTO Marie-Paule, 2015. Les Méthodes quantitatives, Que sais-je ?, PUF, Paris, 128 p.
CHANVRIL-LIGNEEL Flora et LE HAY Viviane, 2014. Méthodes statistiques pour les sciences sociales, Ellipses, Paris, 261 p.
MARTIN Olivier, 2009. L’Analyse de données quantitatives, Armand Colin, Paris, 128 p.
- Pour se former
BUSCA Didier et TOUTAIN Stéphanie (dir.), 2009. Analyse factorielle simple en sociologie. Méthodes d’interprétation et études de cas, De Boeck, Bruxelles, 259 p.
CIBOIS Philippe, 2009. Les Méthodes d’analyse d’enquêtes, PUF, Paris, 78 p.
Disponible sur internet : http://cibois.pagesperso-orange.fr/PhCiboisMethAnaEnq.pdf
LEBARON Frédéric, 2005. L’Enquête quantitative en sciences sociales. Recueil et analyse de données, Dunod, Paris, 182 p.
- Pour approfondir
ESCOFFIER Brigitte et PAGES Jérôme, 2008. Analyses factorielles simples et multiples. Objectifs, méthodes et interprétation, Dunod, Paris, 284 p.
LE ROUX Brigitte et ROUANET Henry, 2010. Multiple Correspondance Analysis, Sage, Thousand Oaks, 128 p.
ROUANET Henry, LEBARON Frédéric, LE HAY Viviane, ACKERMANN Werner et LE ROUX Brigitte, 2002. « Régression et analyse géométrique des données : réflexions et suggestions », Mathématiques et sciences humaines, n°160, p. 13-45.
• Le logiciel
- Pour commencer
BARNIER Julien, Introduction à R et au tidyverse
https://juba.github.io/tidyverse/
PARADIS Emmanuel, R pour les débutants
https://cran.r-project.org/doc/contrib/Paradis-rdebuts_fr.pdf
ZORN Thierry, LETHROSNE Murielle, ROUSSEZ Vivien, IRZ Pascal & TORTEROTOT Nicolas, Découvrir R et RStudio
https://mtes-mct.github.io/parcours_r_socle_introduction/
- Pour approfondir
HUSSON François (dir.), R pour la statistique et la science des données, Rennes, PUR, 2018.
https://r-stat-sc-donnees.github.io/
LARMARANGE Joseph, analyse-R
https://larmarange.github.io/analyse-R/
- Pour effectuer des recherches
Rseek (moteur de recherche en anglais dédié à R)
https://rseek.org/
Rzine (recensement de ressources en libres d'accès sur la pratique de R en sciences humaines et sociales)
https://rzine.fr/
ECTS : 3
Enseignant responsable : ELISE TENRET (https://dauphine.psl.eu/recherche/cvtheque/tenret-elise)
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
L'objectif du cours de « Pratique des statistiques » est de former les étudiant.e.s à l’utilisation des méthodes quantitatives en sciences sociales, à travers l’acquisition de la pratique d’un logiciel statistique : le logiciel SAS. L’acquisition de ces compétences est en effet centrale pour les métiers de chargé.e.s d’enquête et d’études ou de chercheur.e.s en sciences sociales auxquels prépare le Master 2 PPO.
À la fin de ce cours, les étudiant.e.s seront capables de produire des résultats statistiques, depuis les statistiques de base jusqu’à des méthodes plus complexes (analyse multivariée…). Ils/elles sauront présenter et commenter des résultats sous forme d’une publication institutionnelle.
Compétences à acquérir :
- comprendre, rédiger et commenter un code sous le logiciel SAS
- produire une analyse statistique adaptée aux données
- présenter de manière synthétique les résultats sous forme de tableau ou de graphique
- rédiger un document type institutionnel (au format 8 pages) pour communiquer sur des données
Pré-requis obligatoires
Avoir suivi le cours de théorie des statistiques dispensé au semestre 1
Mode de contrôle des connaissances :
L’évaluation consistera en un document « 8 pages » à produire sous SAS et R, l’évaluation étant mutualisée pour ces deux enseignements.
Coefficient : 2
Bibliographie, lectures recommandées :
BRESSOUX, P., Modélisation statistique appliquée aux sciences sociales, Bruxelles : De Boeck, 2008.
MARTIN, O., L'enquête et ses méthodes : L'analyse de données quantitatives, Paris : A.Colin, 128, 2007.
CHAUVET-PEYRARD, A, Introduction au langage SAS, ENSAE, 2006-2007
ECTS : 3
Enseignant responsable : MARJOLAINE ROGER
Langue du cours : Anglais
Description du contenu de l'enseignement :
- Communicating in academic English.
- Qualitative Analysis.
- Quantitative Analysis.
- Selected sociological and political topics such as gender, crime, elections.
Compétences à acquérir :
- Comprendre des textes et situations universitaires anglophones écrits et oraux.
- Développer une communication orale de niveau académique en sociologie et science politique.
- Renforcer un niveau B2/C1 en anglais selon le Cadre Européen Commun de Référence en Langues.
Pré-requis recommandés
Niveau intermédiaire en anglais
Etudes préalables de sciences sociales
Mode de contrôle des connaissances :
Evaluations (60h de travail pour 18h de cours) :
- exposé : présentation critique d’un livre ou article de recherche sur un sujet sociologique libre ou proposé (40%)
- travaux écrits et oraux complémentaires (20%)
- examen : questions de vocabulaire et de grammaire, questions de cours, puis compréhension et analyse de texte, ou courte dissertation (1h30) (40%)
- participation et assiduité
Coefficient : 1
Bibliographie, lectures recommandées :
McCarthy, M. & O’Dell, F. (2016) Academic Vocabulary in Use, Cambridge : Cambridge University Press
ECTS : 3
Enseignant responsable : SAMY RACHY
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
Le cours repose sur une pédagogie combinant :
Au fil des séances, les étudiants seront invités à envoyer leur CV, une LM et à venir avec des candidatures réelles pour les séances de simulation d’entretien.
Compétences à acquérir :
Ce cours vise à accompagner les étudiants dans la construction de leurs outils de candidature (CV, lettre de motivation, préparation à l’entretien), mais aussi dans la réflexion sur leur positionnement professionnel, leurs objectifs et les moyens d’y parvenir.
Il ne s’agit pas simplement d’appliquer des modèles ou des recettes, mais de travailler de manière progressive et personnalisée à la valorisation du parcours de chacun, dans le respect des attentes du monde professionnel, tout en gardant une vision critique et lucide sur ses codes.
Au terme de ce cours, les étudiants devront avoir la capacité de :
Mode de contrôle des connaissances :
L’évaluation repose sur deux dimensions :
La qualité « absolue » du CV ou de la lettre n’est pas un critère de notation en soi : ce sont l’évolution, l’effort d’amélioration et l’implication qui sont valorisés.
L’assiduité est obligatoire et la participation active requise. Toute absence doit être justifiée. Seules les absences avec production de certificat médical sont considérées comme justifiées.
ECTS : 3
Enseignants : SAMUEL BOURON, SABINE ROZIER
https://dauphine.psl.eu/recherche/cvtheque/bouron-samuel
https://dauphine.psl.eu/recherche/cvtheque/rozier-sabine
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
L’écriture en sciences sociales est le plus souvent perçue comme un problème plutôt que comme un processus libérateur. Les étudiant·es ont tendance à vouloir écrire « compliqué » et sont anxieux·ses dès lors qu’il s’agit de soumettre au regard d’autrui des ébauches ou des brouillons de chapitres, d’articles ou de communications. L’Atelier vise à surmonter ces appréhensions en proposant des séances durant lesquelles les participant·es proposent des textes provisoires que le collectif s’engage à lire et à améliorer de façon bienveillante et constructive.
Les Ateliers Mémoire et écriture en sciences sociales sont organisés tout au long de l'année dans un triple objectif :
- Accompagner les étudiant·es dans la réalisation pratique de leur mémoire
- Offrir aux étudiant·es l’occasion régulière de présenter l’état d’avancement de leurs recherches
- Revenir sur le problème de l’écriture en sciences sociales, en soulevant particulièrement celui des différentes façons de « parler de la société » et de la représenter.
Chaque atelier, d’une durée de 3 heures, permet soit d’aborder collectivement les aspects matériels de la rédaction du mémoire, en exposant la construction d’objet, les difficultés méthodologiques propres à leurs recherches ou encore d’approfondir un point bibliographique.
Compétences à acquérir :
A la fin de cet Atelier, les étudiant·es seront capables d’écrire simplement et clairement sans complexe ni appréhension, de soumettre leurs productions écrites à la critique sans craindre d’être humilié·es, et plus largement d’envisager l’écriture en sciences sociales comme un processus libérateur et non aliénant ou anxiogène.
Mode de contrôle des connaissances :
L'Atelier Mémoire et Ecriture en Sciences sociales est validé par l'assiduité, la soumission régulière de travaux écrits et la discussion de working papers.
Bibliographie, lectures recommandées :
Howard S. Becker, Écrire les sciences sociales. Commencer et terminer son article, sa thèse ou son livre. Préface de Jean-Claude Passeron. Paris, Economica, 2004.
ECTS : 18
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
Le mémoire de stage est une pièce centrale de l’année de Master 2 PPO : la note du mémoire compte en effet pour la moitié de celle du master. A partir d’un terrain circonscrit (celui du stage) et sous la direction d’un·e enseignante-chercheur·e du master, l’étudiant·e élabore un questionnement de recherche ancré dans la réalité sociale, économique et politique et dans les thématiques de recherche liées aux politiques et à l’action publiques, à la politisation, à la sociologie de l'opinion, à la politique comparée ou encore à la sociohistoire de l’Etat et des administrations, en France ou à l’étranger. La réalisation du mémoire de stage au sein du M2 PPO est originale car il ne s’agit pas d’un simple rapport de stage mais d’un véritable mémoire, dans lequel les dimensions réflexive, méthodologique et conceptuelle sont essentielles.
Compétences à acquérir :
- Construction d’un objet de recherche en sciences sociales du politique, particulièrement en évaluation des politiques publiques
- Maîtrise des outils méthodologiques (qualitatifs et/ou quantitatifs), à travers la réalisation d’une enquête de terrain
- Elaboration d’une bibliographie en lien avec l’objet de recherche
- Articulation des concepts sociologiques et des matériaux d'enquête
- Construction d’un raisonnement scientifique structuré.
Pré-requis recommandés
Il est recommandé d'avoir déjà réalisé un mémoire de stage ou de recherche en Master 1.
Mode de contrôle des connaissances :
Le stage est réalisé au S4 au sein d'une administration, d'une association, d'un observatoire, d'un centre de recherche public ou privé, ou encore d'une entreprise qui réalise des évaluations de politiques publiques, des études quantitatives et/ou qualitatives ou des sondages, pour une durée minimale de 4 mois. La direction du mémoire de stage est assurée par un·e directeur·trice de mémoire, qui est chargé·e d’encadrer le travail de construction d’objet, de recherche bibliographique, d’enquête empirique et de rédaction, via des rendez-vous réguliers. Le mémoire donne lieu à une soutenance devant au moins 2 membres de l’IRISSO à la fin de l’année universitaire.
Coefficient : 22
ECTS : 3
Enseignant responsable : SABINE ROZIER (https://dauphine.psl.eu/recherche/cvtheque/rozier-sabine)
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
Objectifs du cours :
- Identifier les principaux enjeux des politiques artistiques et culturelles locales, nationales et internationales
- Connaître les principaux acteurs et institutions français et internationaux du secteur
- Etre capable d’analyser leurs objectifs, les moyens qui leur sont alloués et leurs résultats concrets
- Etre capable d’identifier des pistes d’amélioration et de formuler des recommandations en matière de politique artistique et culturelle.
Séance 1 - Ambitions et ambivalences des politiques culturelles françaises
Séance 2 - Politiques patrimoniales
Séance 3 - Les stratégies de valorisation culturelle des territoires urbains
Séance 4 - Evolution des goûts culturels et éducation des publics / Apprendre à « écouter » et à « voir » : l’éducation des publics en jeu
Séance 5 - Comment réguler les industries culturelles ?
Séance 6 - Mécénat & Soft power : l’engagement culturel comme stratégie d’influence / Mécénat et philantropie artistique
Déroulement d'une séance d'1h30 : 30 mn : point de cours ; 15 mn de présentation d’une controverse (à dimension théorique) et/ou d’un cas pratique (à visée plus opérationnelle), 10 mn d’échanges. Discussion-échange (notamment autour du texte à lire obligatoirement).
Compétences à acquérir :
Objectifs professionnels : Donner aux étudiant.e.s souhaitant exercer plus tard une activité professionnelle dans le domaine des politiques artistiques et culturelles ou qui seront conduits à en rencontrer les enjeux dans le cadre de la mise en œuvre d’autres politiques (politiques éducatives, politiques de la ville, politiques de cohésion sociale, politiques d’attractivité et de rayonnement du territoire) des clés de compréhension et d’analyse de ces politiques. Donner aux futures chercheurs/ses et enseignants-chercheurs des outils pour leur permettre de comprendre et d'analyser les enjeux des politiques culturelles - et de ce que la "culture" veut dire.
Pré-requis recommandés
Maîtrise de la méthodologie et des savoirs fondamentaux en sciences sociales. Mais pas de pré-requis particulier…
Mode de contrôle des connaissances :
20 % : participation à la dynamique du cours (1 article à lire à chaque fois) ; 30 % : présentation d'une controverse ou d'un cas pratique ; 50 % : note décisionnelle à partir d'un dossier (vous serez entraîné·e à la méthodologie de la note) ou dissertation (avec un sujet transversal).
Bibliographie, lectures recommandées :
Bibliographie générale indicative
Benhamou, Françoise, Économie du patrimoine culturel, la Découverte, 2019.
Blanc Guillaume, L'invention du colonialisme vert. Pour en finir avec le mythe de l'Éden africain, Flammarion, 2020.
Bourdieu Pierre, La Distinction, Minuit, 1979.
Cardon Dominique, Culture numérique, Paris, Presses de science po, 2019.
Coulangeon Philippe, Culture de masse et société de classes. Le goût de l’altérité, PUF, 2021.
Coulangeon Philippe, Duval Julien, Trente ans après La Distinction, de Pierre Bourdieu, Paris, La Découverte, « Recherches », 2013.
Kazerouni Alexandre, Le Miroir des cheikhs. Musée et politique dans les principautés du golfe persique, Paris, Presses universitaires de France, 2017
Levine Laurence W., 2010, Culture d’en haut, culture d’en bas. L’émergence des hiérarchies culturelles aux États-Unis, La Découverte, Paris.
Sources officielles
Chiffres clés 2025, statistiques de la culture, Paris, Ministère de la Culture et de la Communication, diffusion La Documentation française.
ECTS : 3
Enseignants : VINCENT GAYON, JEROME HEURTAUX
https://dauphine.psl.eu/recherche/cvtheque/gayon-vincent
https://dauphine.psl.eu/recherche/cvtheque/heurtaux-jerome
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
Ce séminaire vise à interroger la dimension « européenne », « inter- » et/ou « transnationale » de l'action publique et à en comprendre les ressorts normatifs, cognitifs et sociaux. A partir de secteurs variés (sécurité, politique économique, politique sociale, climat, aide au développement, soutien à la démocratie, santé, politique de l’emploi), le séminaire envisage le rôle des acteurs inter- et trans-nationaux revendiquant une expertise spécifique (secrétariats internationaux, organisations internationales, universitaires, experts, cabinets de consultants, lobbyistes, etc.) dans les processus de production, d’appropriation et d’évaluation des politiques publiques.
En s’appuyant sur des recherches classiques ou plus récentes, cet enseignement cherche à revisiter, critiquer, questionner et approfondir par l’enquête sociologique et historique des thèmes d’actualité de l’action publique internationale, par exemple : le rôle de prescripteur de politiques publiques des organisations internationales (OI), la défense de droits individuels ou collectifs à l’échelle européenne ou globale, les capacités de mobilisation inter- ou trans-nationale, le rôle croissant d’acteurs privés dans la redéfinition des systèmes de protection sociale, les injonctions qui pèsent sur les États qui font « l’apprentissage » de la démocratie.
L’enseignement se compose de 6 séances thématiques de 3 heures chacune. Cet enseignement est à mi-chemin entre un cours magistral et un séminaire de lectures et de recherches.
Compétences à acquérir :
Objectifs
En proposant des instruments conceptuels et des enquêtes de première main (archives, observation ethnographique, prosopographie, littérature grise, entretiens), cet enseignement vise à socialiser les étudiants à ces espaces internationalisés, à leur donner des repères dans le maquis des OI et des clés pour comprendre le mode de production et de circulation des expertises produites ; soit autant de connaissances et de ressources directement mobilisables dans les mondes professionnels auxquels ils se destinent.
Pour incarner ces thématiques, une visite d’un lieu d’expertise internationale sera organisée ou des praticiens de l’action publique internationale pourront également venir présenter leurs activités et décrire leur métier.
La lecture de textes originaux en anglais permettra aussi aux étudiants de se familiariser et de se perfectionner avec le vocabulaire et la sémantique de ces espaces internationalisés. .
Objectifs spécifiques
A la fin de ce cours, les étudiants seront capables de :
– Acquérir des connaissances générales et spécifiques sur l’action publique qui se déploie à l’échelle internationale et européenne, dans et au travers des OI.
– Développer une compréhension de l'évolution conjointe des OI, des ONG et des États.
– Connaître et comprendre les théories appliquées à l'étude de l’action publique européenne et internationale.
– Développer une capacité d'analyse des problèmes que posent l'action publique et l’action collective à l'échelle mondiale.
Mode de contrôle des connaissances :
*Présentation-discussion d’un texte (25% de la note finale).
*Devoir sur table : questions sur le cours + analyse documentaire (3h. 75% de la note finale).
Bibliographie, lectures recommandées :
La bibliographie sera donné lors de la première séance
ECTS : 3
Enseignant responsable : QUENTIN LLEWELLYN
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
Cours assuré par Quentin Llewellyn (directeur conseil chez CSA Research).
En complément des enseignements théoriques et des cours sur les techniques d’enquête en sciences sociales, cet enseignement résolument orienté vers le partage d’expériences professionnelles vise à permettre aux étudiant.e.s, qui souhaitent travailler en institut de sondage ou qui s’intéressent tout simplement aux sondages, de démystifier ce secteur d’activité en délivrant des clefs de compréhension sur les conditions de production et d’utilisation des enquêtes d’opinion.
Objectifs du cours :
1. Etudier l’origine des sondages d’opinion et la manière dont ils se sont imposés dans le débat public français : historique, état des lieux, usages et critiques.
2. Connaître les différentes techniques quantitatives et qualitatives utilisées par les instituts de sondage et leurs implications à travers des exemples concrets.
3. Se familiariser aux grands principes de l’élaboration d’un questionnaire.
4. Apprécier l’intérêt des résultats d’études, dans leur dimension cognitive mais aussi communicationnelle.
5. Découvrir le marché des enquêtes d’opinion en France : structuration, acteurs en concurrence, enjeux économiques et technologiques, déontologie professionnelle.
6. Avoir un aperçu des différentes missions du métier de chargé.e d’études en institut.
Questions traitées dans le cadre du séminaire :
Qu’entend-on par sondage d’opinion ?
Qui les consomme et dans quel(s) but(s) ?
Qui les produit ?
Comment sont-ils réalisés concrètement au sein des instituts ?
Quelles sont les différentes méthodologies pratiquées sur le marché (quanti / quali, modes de recueil, échantillonnage…) et quelles sont leurs implications (avantages, limites, contraintes) ?
Quelles sont les grands enjeux (économiques, technologiques) du marché des enquêtes d’opinion aujourd’hui ?
Quelles sont les différentes missions du métier de chargé.e d’études ?
Compétences à acquérir :
A la fin de ce cours, les étudiant.e.s seront capables de :
1. Développer un esprit critique face aux sondages.
2. Comprendre les implications des différentes méthodologies utilisées.
3. Concevoir des questions en respectant certaines règles.
Mode de contrôle des connaissances :
Ce cours se déroule en 6 séances de 3h chacune.
Il s’agit d’un atelier de recherche dans lequel la parole est souvent donnée aux étudiant(e)s pour qu’ils mettent en commun leurs réflexions, interrogations et questionnements par rapport aux sujets traités.
L’enseignant partage ses expériences et sa pratique du métier au travers d’exemples concrets d’enquêtes réalisées.
Il favorise les temps d’échanges à chaque module.
Note sur 20 (3 ECTS) prenant en compte 3 évaluations. En dehors de l’assiduité et de la participation requise des étudiant(e)s à chaque séance (15 %), l’évaluation se fait sur la base d’une mini-présentation orale d'un sondage (40 %) et d’un devoir sur table (45 %).
· (A) Assiduité et participation / implication lors des modules : 15%
o L’assiduité est obligatoire et la participation active requise. Au-delà de l’écoute attentive et du respect mutuel de chacun, l’étudiant(e) est invité(e) à poser des questions et à partager ses réflexions par rapport aux sujets abordés.
o Toute absence doit être justifiée.
· (B) Présentation orale d’un sondage : 40%
o A chaque module (à partir du module 2), deux ou trois étudiant(e)s viennent présenter individuellement un sondage récent qui les a marqué / intéressé (10 minutes de temps de parole maximum par étudiant). Il ne s’agit pas de faire un exposé exhaustif mais plutôt de donner envie aux autres étudiant(e)s de consulter les résultats du sondage en présentant le sujet traité, la méthodologie, l’institut mobilisé, le contexte de réalisation (le commanditaire et ses intentions à travers la publication de l’enquête), quelques chiffres clefs qui ont retenu l’attention et une ou plusieurs question(s) que l’on se pose par rapport à l’enquête et/ou critique(s)/remarque(s) qu’on lui adresse. L’étudiant(e) est invité(e) à s’appuyer sur un support visuel (type PowerPoint) pour son intervention.
· (C) Travail écrit individuel sur table (2h) : 45%
o Il s’agira de trois exercices en lien avec le cours :
§ Des questions de connaissance.
§ Un exercice avec une ou deux propositions de questions de sondage à reformuler / retravailler.
§ Un exercice avec des résultats de sondage (à plat, sans analyse) qu’il faudra commenter / interpréter.
L’objectif sera de synthétiser à l’écrit les principaux enseignements que vous tirez de ces données.
Bibliographie, lectures recommandées :
Bibliographie générale indicative
Ouvrages et écrits de professionnels des sondages :
· Antoine J. [2005], Histoire des sondages, Paris, Odile Jacob.
· Cayrol R. [2011], Opinion, sondages et démocratie, Paris, Presse de Sciences Po.
· Micheau F. [2018], La prophétie électorale. Les sondages et le vote, Paris, Edition du Cerf.
· Stoetzel J. [1948], Les sondages d'opinion publique, Paris, Éditions du Scarabée.
Ouvrages et écrits qui invitent au débat sur les sondages :
· Hubé N. et Rivière E. [2008], Faut-il croire les sondages ? Bordeaux, Prométhée, coll. « Pour ou contre ? ».
· Le 1 - n°126 - Faut-il croire aux sondages ? – 17 octobre 2016.
Ouvrages et écrits critiques sur les sondages :
· Blondiaux L. [1998], La Fabrique de l’opinion, une histoire sociale des sondages, Paris, Seuil.
· Bourdieu P. [1973], L’opinion publique n’existe pas, Les Temps modernes, n°318, pp. 1292-1309.
· Garrigou A. [2006], L’ivresse des sondages, Paris, La Découverte.
· Lehingue P. [2007], Subunda : coups de sonde dans l'océan des sondages, Paris, Éditions du Croquant.
· Luc Bronner [2021], Dans la fabrique opaque des sondages, article publié le 4 novembre 2021 dans le journal Le Monde.
· Touzet H. [2025], Produire l’opinion, une enquête sur le travail des sondeurs, Aubervilliers, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales.
Ouvrages pratiques sur l’élaboration des questionnaires d’enquête :
· Boulan H. |2015], Le questionnaire d'enquête - Les clés d'une étude marketing ou d'opinion réussie, Dunod.
· De Singly F. [2008], L'enquête et ses méthodes : le questionnaire, Paris, Armand Colin.
Ouvrage issu du monde professionnel sur les bonnes pratiques en matière d’études :
· SYNTEC Etudes marketing et opinion, [2007], Les études Marketing et Opinion - Fiabilité des méthodes et bonnes pratiques, Dunod
Quelques sites Internet dédiées aux sondages :
Observatoire des sondages : un site créé et alimenté par des politistes et sociologues critiques à l’égard des sondages et du secteur dans son ensemble. Site fondé par Alain Garrigou, professeur de science politique à l’Université de Paris Ouest-Nanterre.
Eurobaromètre : un site qui rassemble toutes les enquêtes de l’Eurobaromètre, le plus grand dispositif d’enquêtes d’opinion à l’échelle de l’Union européenne pour le compte de la Commission européenne (dispositif créé en 1973).
Un ouvrage [accessible en ligne] réalisé par la direction des études du groupe EDF avec la participation de nombreux chercheurs et politologues sur la base des résultats d’une enquête conduite par l’institut Ipsos qui fait le point sur la perception du changement climatique par le grand public à travers le monde : EDF, [2023], Une planète mobilisée ? L’opinion mondiale face au changement climatique, sous la direction de Didier Witkowski et Daniel Boy.
ECTS : 3
Enseignants : NAGUI BECHICHI, CHRISTELLE RAFFAELLI, ELISE TENRET
https://dauphine.psl.eu/recherche/cvtheque/tenret-elise
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
Avec plus de douze millions d’élèves scolarisés et un million de personnels dans les établissements scolaires, l’éducation occupe une place centrale dans la société et présente de ce fait un enjeu politique fort. Soumis, dans un contexte de rationalisation des dépenses publiques, à une évaluation, le système éducatif demeure difficile à appréhender, en raison des difficultés à qualifier son efficacité : quels sont les débats autour du système d’éducation ? Quels sont les acteurs en charge de l’évaluation ? Quels sont les grands principes de l’évaluation des politiques éducatives ? Quels sont les obstacles à une évaluation des politiques éducatives ? Quelle en est la réception ? Telles sont les questions qui seront abordées au cours de cet enseignement, impliquant chercheurs et spécialistes (publics ou privés) de l’évaluation.
Ce cours vise à proposer une approche réflexive aux étudiant.e.s sur les transformations des politiques éducatives et sur leurs finalités, en comparant le cas français à d’autres politiques éducatives européennes. Il comprend également une dimension pratique présentée par des professionnels de l’évaluation des politiques éducatives, afin que les étudiants puissent se familiariser avec les outils mobilisés pour l’évaluation des politiques éducatives (qu’ils soient quantifiés ou relevant d’une approche plus qualitative).
Différentes thématiques sont abordées dans l'enseignement:
- La comparaison des politiques éducatives.
- Le benchmarking en éducation.
- L’évaluation des pratiques enseignantes.
- L’évaluation des dispositifs éducatifs.
Compétences à acquérir :
- Développer une approche réflexive sur les politiques éducatives et leurs transformations.
- Élaborer et tester un dispositif d’évaluation.
- Interpréter les résultats d’une évaluation.
- S’interroger sur les transformations des politiques éducatives et notamment sur leurs finalités, en comparant le cas français à d’autres politiques éducatives européennes.
- Croiser les apports de la recherche et des professionnels de l’évaluation autour des politiques éducatives. - Se familiariser avec les outils mobilisés pour l’évaluation des politiques éducatives (qu’ils soient quantifiés ou relevant d’une approche plus qualitative).
Mode de contrôle des connaissances :
L’évaluation pour ce cours se basera sur la préparation d’un exposé que vous présenterez en classe. Les groupes seront définis à la rentrée lorsque le choix des options sera fait.
Un support (plan détaillé, texte, powerpoint) sera à envoyer 3 jours avant le cours à l’enseignant.e.
L’exposé durera environ 15/20 minutes et sera suivi d’un temps d’échange avec la classe. Pour ce temps d’échange, les personnes n’exposant pas sont invitées à lire les textes associés au sujet.
ECTS : 3
Enseignant responsable : ALBAN JACQUEMART (https://dauphine.psl.eu/recherche/cvtheque/jacquemart-alban)
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
Le cours poursuit un double objectif : analyser la façon dont la conduite de l’action publique est façonnée par le genre, c’est-à-dire par la construction sociale de la différence et hiérarchie entre les sexes étudier les modalités d’action des pouvoirs publics contre les inégalités entre les sexes. Dans un contexte de développement des politiques d’égalité des sexes, ce cours permettra d’en saisir les enjeux et les modalités de mise en œuvre.
Compétences à acquérir :
Les étudiant·es apprendront notamment à identifier les effets de genre, c’est-à-dire les effets différenciés sur les femmes et sur les hommes, des politiques publiques et à évaluer les dispositifs d’action publique en faveur de l’égalité des sexes.
Mode de contrôle des connaissances :
Devoir sur table
Coefficient : 2
ECTS : 3
Enseignant responsable : DOMINIQUE MEDA (https://dauphine.psl.eu/recherche/cvtheque/meda-dominique)
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
Vers un Etat social écologique ?
séance 1 - L’édification de l’État-social : rappels
Faut-il aider les pauvres ? Rappels : histoire de la protection sociale, Polanyi, Comité de mendicité, résistances à l’intervention de l’État, Hatzfeld, loi de 1898, Bismarck, les lois d’assistance, les échecs du début du 20ème, les lois de 1930, Beveridge, la Déclaration de Philadelphie, le programme du CNR, les ordonnances de 45, l’expansion d’un système intermédiaire entre Beveridge et Bismarck, le consensus de Philadelphie, l’expansion de la sécurité sociale. Cette séance permet une mise à niveau des connaissances.
séance 2 - « Crise de l’État-Providence », remises en cause, nouveaux paradigmes / évaluer les réformes du welfare state aux États-Unis
La crise de l’État-Providence, facteurs internes, externes du consensus de Philadelphie au Consensus de Washington crise financière, crise de légitimité, bataille idéologique keynésianisme versus monétarisme Hayek et la montée du néo-libéralisme remise en cause du Welfare state, critique de l’aide sociale aux États-Unis dépendance aux allocations. Rapports de l’OCDE. Les expériences de workfare.
séance 3 - La diffusion du nouveau paradigme en Europe / évaluer les réformes de l’assurance-chômage
Le référentiel de la société active et de l’activation le rôle de l’OCDE l’arrivée en Europe à travers le blairisme, le Manifeste Blair-Schröder, l’État social actif, la reprise par l’Europe des thématiques OCDE et de la société active. Les différentes manières d’activer les chômeurs en Europe. Les réformes de l’assurance-chômage en France jusqu’en 2024.
séance 4 - Activer les chômeurs et les pauvres en France / évaluer les réformes des minima sociaux
L’apparition de la nouvelle pauvreté le RMI du RMI au RSA et au RUA. La réforme du RSA de 2023. Les budgets de référence.
séance 5 : Faut-il mettre en place un revenu universel ? / évaluer les expérimentations du Revenu Universel
L’idée d’un revenu ou d’une allocation universelle. L’émergence dans les années 80. Retour dans les années 2010. Diversité des porteurs. Expérimentations. Arguments de légitimation. Critiques.
séance 6 – Que signifie « un État social-écologique » ?
Des auteurs de plus en plus nombreux proposent de promouvoir un État social-écologique. Que signifie cette expression ? Quelles sont les politiques à mettre en place pour y parvenir ? Que serait un État providence social-écologique ? Quel impact sur notre modèle social ?
- Objectif 1 : Comprendre les remises en cause de l’Etat-Providence dans les pays occidentaux depuis les années 1960.
- Objectif 2 : Donner les méthodes permettant d’objectiver les forces et faiblesses de Etats-Providence.
- Objectif 3 : Connaître les différentes manières et indicateurs permettant d’évaluer les performances des politiques sociales.
Compétences à acquérir :
- Compétence 1 : Maîtriser l'histoire de l'édification de l'Etat-social en France, en Europe et aux Etats-Unis, les principales politiques sociales et les enjeux de leur évaluation
- Compétence 2 : Maîtriser les publications relatives aux politiques de lutte contre le chômage, politiques d'emploi, de lutte contre la pauvreté et les débats autour de leur évaluation
- Compétence 3 : Tenir une discussion ou rédiger un texte visant à évaluer les performances de l’Etat social.
Pré-requis recommandés
Avoir quelques connaissances de la mise en place de l'Etat social et des politiques sociales
Mode de contrôle des connaissances :
Un exposé ou un dossier à présenter en cours
Bibliographie, lectures recommandées :
Publications de la DARES, de l'INSEE, de la DREES, de la CNAF, de l'Observatoire des inégalités, de l'ONPES, Comptes de la protection sociale, ensemble des Que sais-je sur les politiques sociales, rapports d'évaluation des Assemblées et de la Cour des comptes sur les politiques concernées
ECTS : 21
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
Le mémoire de recherche est une pièce centrale de l’année de Master 2 PPO : la note du mémoire compte pour la moitié de celle du master. A partir d’un terrain circonscrit, réalisé à partir du S3 ou de l'été précédant l'entrée en master 2, et sous la direction d’un·e enseignante-chercheur·e du master, l’étudiant·e élabore un questionnement de recherche ancré dans la réalité sociale, économique et politique et dans les thématiques de recherche liées aux politiques et à l’action publiques, à la construction des problèmes publics, à la politisation ou la dépolitisation des faits sociaux, à la sociologie de l'opinion, à la politique comparée ou encore à la sociohistoire de l’Etat et des administrations, en France ou à l’étranger. La réalisation du mémoire au sein du M2 PPO est originale car elle se déroule dans un cadre collectif : direction par un·e enseignante-chercheur·e du master choisi·e par l’étudiant·e au début de l’année en fonction de sa spécialité, encadrement dans les Ateliers Mémoire et Ecriture en sciences sociales tout au long de l’année.
Compétences à acquérir :
- Construction d’un objet de recherche en sciences sociales du politique, en sociologie de l'action publique, construction des problèmes publics, politisation/dépolitisation, sociologie de l'opinion, sociohistoire de l'Etat et des administrations
- Maîtrise des outils méthodologiques (qualitatifs et/ou quantitatifs)à travers la réalisation d’une enquête de terrain
- Elaboration d’une bibliographie en lien avec l’objet de recherche, dans une perspective critique
- Articulation des concepts sociologiques et des matériaux d'enquête
- Construction d’un raisonnement scientifique structuré.
Pré-requis recommandés
La réalisation d'enquêtes de terrain, mobilisant des méthodes quantitatives et/ou qualitatives, ainsi qu'un mémoire de stage ou de recherche en master 1 sont fortement recommandés.
Mode de contrôle des connaissances :
La direction du mémoire de recherche est assurée par un·e directeur·trice de mémoire, qui est chargé·e d’encadrer le travail de construction d’objet, de recherche bibliographique, d’enquête empirique et de rédaction, via des rendez-vous réguliers. L’étudiant·e est également tenu·e de participer à l’Atelier Mémoire et Ecriture en sciences sociales au sein duquel il ou elle expose et discute régulièrement des travaux écrits. Le mémoire de recherche, d'une taille approximative de 100 à 120 pages de texte brut, donne lieu à une soutenance devant au moins 2 membres de l’IRISSO à la fin de l’année universitaire, soit en juin (pour les candidat·es au contrat doctoral), soit en septembre pour les autres
Coefficient : 18
ECTS : 3
Langue du cours : Français
Description du contenu de l'enseignement :
L'UE libre est choisie par l'étudiant·e au sein de l'offre de séminaires de Master 2 de Paris Sciences & Lettres (Département de Sciences sociales de l'ENS, EHESS, EPHE, Collège de France, Paris-Dauphine), en concertation avec le ou la directeur·trice de mémoire et des responsables du master.
Compétences à acquérir :
- Discussion scientifique
- Recherche collective
- Spécialisation sur un thème non couvert par les séminaires du M2 PPO
Mode de contrôle des connaissances :
L'évaluation de l'UE libre doit faire l'objet d'un accord préalable entre l'étudiant·e, son ou sa directeur·trice de mémoire, et les responsables du master. Elle peut prendre la forme d'un petit dossier, d'une bibliographie commentée ou d'un compte-rendu critique de séance, etc., pour une valeur de 3 ECTS.
Coefficient : 2