ECTS : 3
Description du contenu de l'enseignement :
L’écriture en sciences sociales est le plus souvent perçue comme un problème plutôt que comme un processus libérateur. Les étudiant·es ont tendance à vouloir écrire « compliqué » et sont anxieux·ses dès lors qu’il s’agit de soumettre au regard d’autrui des ébauches ou des brouillons de chapitres, d’articles ou de communications. L’Atelier vise à surmonter ces appréhensions en proposant des séances durant lesquelles les participant·es proposent des textes provisoires que le collectif s’engage à lire et à améliorer de façon bienveillante et constructive.
Les Ateliers Mémoire et écriture en sciences sociales sont organisés tout au long de l'année dans un triple objectif :
- Accompagner les étudiant·es dans la réalisation pratique de leur mémoire
- Offrir aux étudiant·es l’occasion régulière de présenter l’état d’avancement de leurs recherches
- Revenir sur le problème de l’écriture en sciences sociales, en soulevant particulièrement celui des différentes façons de « parler de la société » et de la représenter.
Chaque atelier, d’une durée de 3 heures, permet soit d’aborder collectivement les aspects matériels de la rédaction du mémoire, en exposant la construction d’objet, les difficultés méthodologiques propres à leurs recherches ou encore d’approfondir un point bibliographique.
Compétence à acquérir :
A la fin de cet Atelier, les étudiant·es seront capables d’écrire simplement et clairement sans complexe ni appréhension, de soumettre leurs productions écrites à la critique sans craindre d’être humilié·es, et plus largement d’envisager l’écriture en sciences sociales comme un processus libérateur et non aliénant ou anxiogène.
Mode de contrôle des connaissances :
L'Atelier Mémoire et Ecriture en Sciences sociales est validé par l'assiduité, la soumission régulière de travaux écrits et la discussion de working papers.
Bibliographie, lectures recommandées :
Howard S. Becker, Écrire les sciences sociales. Commencer et terminer son article, sa thèse ou son livre. Préface de Jean-Claude Passeron. Paris, Economica, 2004.